
La ville d’Aného a accueilli le jeudi 5 juin une rencontre de sensibilisation à l’intention des communautés de pêcheurs. Objectif : renforcer la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) et promouvoir le respect du repos biologique, essentiel à la survie durable des ressources halieutiques.
Organisée par le ministère des Ressources Halieutiques, Animales et de la Règlementation de la Transhumance, cette rencontre a réuni à la salle Patrice Ayivi de la mairie Lacs 1, les acteurs de la pêche des préfectures de Golfe, Vo, Bas-Mono, et des Lacs. L’activité s’inscrivait dans le cadre de la célébration de la 8ème édition de la Journée internationale de lutte contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée (INN). L’objectif poursuivi est de sensibiliser les participants à la responsabilité partagée dans la préservation des ressources marins et à l’importance d’une collaboration renforcée et également de présenter les enjeux de la lutte contre la pêche INN au Togo.
À travers des discussions ouvertes, des projections éducatives et des témoignages, les acteurs ont été éclairés sur les impacts néfastes de la pêche illégale, les types d’outils à utiliser pour faire la pêche et l’interdiction formelle de l’utilisation des filets de petites mailles en forme de moustiquaire pour capturer les poissons. Ils ont été également édifiés sur la pêche sans autorisation, sur le non-respect des zones de pêche ou encore la pollution des eaux avec des sachets plastiques et autres objets solides.
La rencontre a aussi permis d’expliquer l’importance du respect du repos biologique des ressources halieutiques. La surexploitation des stocks de poissons, causée en partie par la pêche illégale et le non-respect du repos biologique, menace gravement l’écosystème marin. Le repos biologique, période durant laquelle, la pêche est interdite pour permettre aux espèces de se reproduire, est souvent ignoré par certains pêcheurs en quête de gains immédiats.
« Si nous continuons à pêcher sans laisser aux poissons le temps de se reproduire, bientôt nos filets seront vides », a déclaré le représentant du comité des pêcheurs d’Aného. « Ce que nous prenons aujourd’hui sans sagesse, ce sont nos enfants qui le paieront demain. », a-t-il ajouté.


En ouvrant la sensibilisation, le ministre d’Etat, ministre des Ressources Halieutiques, Animales et de la Règlementation de la Transhumance, Gal Yark DAMEHANE a dans son allocution souligné que le choix d’Aného pour cette célébration n’est pas un hasard. « Aného est une ville côtière historique au cœur des activités de pêche artisanale au Togo. Elle représente à la fois les défis et les opportunités liées à la gestion durable de nos ressources halieutiques. En choisissant Aného, nous lançons un signal fort, pour qu’ensemble nous agissons contre la pêche INN », a déclaré le ministre Yark.
Des solutions ont été proposées pour lutter contre la pêche INN : Prendre conscience de la diminution des ressources halieutiques ; Pratiquer une pêche responsable visant la durabilité ; Respecter les réglementations et sanctionner les contrevenants ; Eviter de jeter les déchets dans l’eau et sur les plages, surtout les sachets plastiques. Les acteurs ont également lancé un appel à l’endroit de l’Etat, pour un accompagnement, lorsque la période du repos biologique des ressources halieutiques entre en vigueur.
Dans son allocution de clôture, le Directeur des ressources halieutiques, Ali Domtani a exprimé ses remerciements aux participants, tout en les appelants à s’engager pour la préservation des ressources, et l’amélioration de la gestion de l’espace maritime. Rappelons que c’est le 5 juin 2017 que l’Assemblée générale des Nations Unies a institué la célébration de la journée nationale de lutte contre la pêche INN afin d’alerter la communauté mondiale sur les effets dévastateurs de cette pêche sur l’environnement marin, l’économie et les communautés côtières. La lutte contre la pêche illicite et la protection du repos biologique ne sont pas seulement une obligation réglementaire, mais une question de survie pour les générations futures.
Cellule de communication Lacs 1


