
La commune des Lacs 1 a accueilli le jeudi 20 mars à Aného, une délégation des participants à l’atelier sous-régional de Lomé, sur la résilience urbaine et la gestion des risques climatiques. Cette excursion visait à illustrer concrètement les concepts abordés durant les sessions théoriques et à favoriser un partage d’expérience entre participants.
Lomé la capitale a abrité du 18 au 20 mars, un atelier sous-régional sur la résilience urbaine et la gestion des risques urbaines. Organisé par la coopération allemande GIZ, en partenariat avec l’Union Africaine et le programme Décentralisation et Gouvernance (ProDeG IV), l’événement a rassemblé les représentants des villes de la CEDEAO en charge de la planification urbaine, de la gestion des risques de catastrophe et de l’adaptation aux changements climatiques. La commune des Lacs 1 y était représentée par le Directeur de cabinet du Maire, Latévi Lawson Ayéku et le chef service économie locale et planification, Kadri Abdoulahi.
Au cours des travaux, les participants ont échangé sur les défis liés à l’urbanisation rapide et aux risques climatiques. Ils ont également exploré des pistes de solutions durables pour renforcer la résilience des villes. La rencontre s’est poursuivie le jeudi 20 mars par une visite de terrain dans la ville d’Aného, pour permettre aux acteurs de toucher du doigt, les réalités des thématiques abordées au cours de l’atelier.

Aného : Une ville entre patrimoine et défis environnementaux
Aného, ancienne capitale du Togo, est une ville riche en histoire, marquée par son patrimoine colonial et son rôle central dans le commerce et l’administration à l’époque précoloniale. Aujourd’hui, elle fait face à plusieurs défis liés aux changements climatiques, notamment l’érosion côtière, les inondations et l’urbanisation non maîtrisée.
Accueillis par le Secrétaire général de la Mairie des Lacs 1, Koami NOUMONVI, les participants ont pu observer de près les impacts de ces phénomènes sur la ville. Un accent particulier a été mis sur les mesures d’adaptation et les stratégies mises en place pour renforcer la résilience urbaine.
Points clés de la visite
- Projet WacaResiP
La délégation s’est rendue sur le littoral où elle a pu observer les travaux réalisés dans le cadre du projet WacaResiP pour freiner l’avancée de la mer. Le chef de cabinet du Maire, Latévi Lawson Ayéku a expliqué les différentes actions entreprises, telles que la construction de digues et l’implantation de brise-lames, pour limiter la progression de la mer.
- Erosion côtière
La délégation s’est transportée à la plage de Yesuvito Adanhounzo sujette à l’érosion côtière. A cet endroit, l’avancée de la mer occasionne de temps à autre des inondations. Les autorités locales ont profité de l’occasion pour lancer un appel, aux décideurs pour les aider à juguler le phénomène.
- Forêt urbaine
La délégation a été édifiée sur l’historique de la création de cette forêt et le rôle qu’elle joue en termes de préservation de la biodiversité et de protection de l’environnement. La forêt urbaine d’Aného a été lancée en juin 2020. L’objectif est de soutenir la politique de reboisement du gouvernement.

- Hôtel Miajoe
La délégation a bouclé sa visite à l’hôtel Miajoè situé en bordure de mer. Cet hôtel a été construit en grande partie avec des matériaux locaux. Selon le chef de cabinet du maire des Lacs 1, ce qui a motivé l’investisseur à construire cet hôtel en bordure de mer, ce sont les ouvrages du projet WacaRResip qui ont contribué à réduire l’avancée de la mer.

Un apprentissage enrichissant pour la délégation
Cette visite de terrain a offert aux participants de l’atelier une vision concrète des enjeux de la résilience urbaine. En confrontant la théorie aux réalités locales, elle a permis d’illustrer l’importance d’une approche multisectorielle et inclusive pour la gestion des risques urbains. « J’ai été particulièrement surpris par ce que j’ai vu ici, à Aného. Surtout la forêt urbaine et les ouvrages installés pour lutter contre l’érosion côtière. Je repars d’ici avec beaucoup de choses apprises et je tiens à féliciter les autorités municipales pour tout ce qu’ils font pour le développement de cette ville », a confié un membre de la délégation. Cette expérience à Aného restera un moment clé dans le processus d’apprentissage et de sensibilisation des participants sur la gestion des risques urbains.
Cellule Communication Mairie Lacs1


