Uncategorized|

La 10ème édition du Festival des Divinités Noires s’est achevée ce dimanche 19 janvier à Aného dans la commune des Lacs 1.

Démarré le 12 janvier à Glidji, le Festival des Divinités Noires a clos ses portes dimanche 19 janvier à la place Acofin non loin de la mairie d’Aného. L’apothéose de cet évènement à la portée culturelle et cultuelle a été marquée par la messe du Fâ, des chants, des démonstrations de danses initiatiques et des prestations de diverses sociétés initiatiques venues de divers horizons. A travers tam-tam, castagnette et danses traditionnelles, les différents groupes folkloriques ont tenu en haleine le nombreux public d’Aného démontrant le riche patrimoine culturel d’ici et d’ailleurs.

Le promoteur du Festival, Maître Wilson-Bahun s’est dit satisfait du déroulement des activités inscrites au programme de cette 10ème édition. « Il n y a pas eu d’incident, les divinités sont contentes et tout le monde est satisfait » a-t-il déclaré à la fin de la manifestation. Maître Wilson-Bahun a émis le vœu de voir à l’avenir le Festival se revêtir d’un caractère national rappelant que cette initiative réunie toutes les sociétés initiatiques du Sud au Nord du pays.

Egypte invité spécial de la 11ème édition

Aussitôt terminé cette 10ème édition du Festival des divinités noirs, les organisateurs se projettent sur la prochaine édition. Après consultation du Fâ, l’Egypte a été choisi comme pays invité spécial de la 11ème édition.  Pour Maître Wilson-Bahun, le choix du pays des Pharaons se justifie par la volonté des organisateurs d’aller à la racine de l’histoire du continent et surtout de la connaissance des divinités africaines. « Nous venons tous d’Egypte, c’est notre berceau. A travers cette 11ème édition, nous allons nous replonger dans l’histoire africaine », a-t-il indiqué.

« Notre objectif est de faire en sorte que la jeunesse africaine se réapproprie son histoire. La participation de l’Egypte à ce festival permettra à la jeunesse africaine de savoir d’où elle vient et où elle va » a renchéri le directeur artistique du festival, Vincent Harisdo.

La diaspora était également présente à ce rendez-vous soulignant l’importance des traditions ancestrales. Digbodi Adogli, une togolaise de la diaspora participante a donné son avis à la fin du festival : « Je suis très heureuse. Ce festival a réveillé en moi ma propre divinité intérieure. Beaucoup de choses se sont produites pendant cet évènement, notamment ma reconnexion avec ma langue maternelle, le mina…En tant que togolaise vivant en France, je suis partie du Togo très jeune et je suis revenue bien des années plus tard. Ce retour à une signification tout particulière pour moi, et des évènements comme celui-ci en sont la parfaite illustration. » Notons qu’un film documentaire sur le Festival Des Divinités Noires sera diffusé au Festival international de Film de Cannes prévu du 13 au 25 mai prochain en France.

Créé en 2006, le Festival des Divinités Noires est une initiative de l’Association Acofin, visant à sauvegarder le patrimoine culturel africain qui s’exprime à travers chants, danses, rites traditionnels mais aussi des partages de savoirs sous différentes formes. L’évènement s’est déroulé à la cité spirituelle de Glidji et à Aného. Il a rassemblé des milliers de festivaliers venus du Togo et du Bénin et a été marqué par la messe du Fâ, un art divinatoire pratiqué au Togo, au Nigeria et au Bénin, des défilés de sociétés initiatiques africaines et afro-brésiliennes, des conférences, des concerts, ainsi que des ateliers d’initiations.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close Search Window